Nouvelles et petits écrits

Vendredi 24 novembre 2006

Une fois de plus elle était là !
Imperturbable…… Impénétrable……. Mystérieuse. Comme à chacune de leurs rencontres elle le dévisageait avec un léger sourire au coin des lèvres. Et comme à chaque fois qu’il l’approchait, son regard finissait par se perdre dans le néant, comme si tout à coup il lui était totalement indifférent.
Mais il n’avait que trop l’habitude de ses petites manies qui l’excitait tant…….. Il avait compris depuis bien longtemps les règles du jeu. Il s’approcha d’elle…….. À petits pas…….. Comme à chaque fois son cœur se mis à battre la chamade.
Lors de leurs dernières rencontres, il s’était risqué à glisser, sans qu’elle s’en aperçoive, un petit mot dans l’une de ses poches. Il lui expliquait qu’elle hantait ses rêves les plus torrides et qu’il était temps pour eux d’assouvir leurs phantasmes……… elle n’y avait pas donné suite…… Bien entendu, c’était le jeu !
Elle était vêtue d’une robe légère, mauve avec des petites fleurs multicolores. Sa tenue laissait apparaître un soutien- gorge noir à dentelles satiné. Il devinait à travers ses formes qu’elle portait un string qui mettait incroyablement ses fesses en valeur.
Sans perdre une seconde, il posa sa main droite dans le creux de ses reins….. Il sentait sa température corporelle monter en flèche. Il l’attira vers elle et l’embrassa fougueusement. Imperturbable, elle se laissait faire. Tout en agrippant les petites fesses fermes entre ses mains, il commença à l’inonder de baisers, faisant des vas et viens entre le cou et l’épaule. Puis ses doigts se glissèrent sous sa robe. Il sentait la dentelle plonger dans le creux de ses fesses. Il longea du bout des doigts ce fin morceau de tissu qui le menait à l’antre de tous ses désirs……… combien de fois avait-il rêvé de plonger sa langue dans la moiteur de sa féminité.
L’excitation fut à son comble quand il sentit que sa garce était imberbe dans ses plus intimes recoins. L’idée amusante lui traversa l’esprit qu’il ne connaîtrait jamais la véritable couleur de sa pilosité tant il l’avait vu changer d’apparence et de couleur de cheveux.
Une terrible érection l’envahit, il sentait son sexe s’écraser à l’intérieur de ses vêtements. Il avait beaucoup de mal à se contrôler. Sentant qu’elle ne le repousserait plus, il entreprit de défaire un à un les boutons qui l’empêchaient de donner libre cours à ses envies. Tout en continuant l’exploration de sa partenaire, il baissa son pantalon avec son autre main puis agrippa un de ses petits seins fermes. Il malaxa vigoureusement ce dernier tout en mordillant le second……. Il mourrait d’envie de la dévorer de la tête aux pieds………….

 L’immobilité de sa partenaire commença néanmoins à l’agacer. Il connaissait bien ces femmes qui aimaient à se laisser faire, à se laisser dominer. Il se risqua une dernière fois à la provoquer.
Voyant la main de la jeune femme tendue vers l’avant, tentant vainement d’attraper quelque chose à hauteur de taille, il la saisi d’un geste vif et la dirigea tout droit vers l’énorme protubérance de son caleçon. Sans ménagement il étala de toute sa longueur sa puissante virilité dans la main de cette beauté glaciale en lui susurrant à l’oreille : « T’as vu ma belle, t’as pas attendu pour rien ! »
Sentant que son sexe reposait sur une main bien ferme qui ne se dérobait pas, il enchaîna immédiatement en agrippant une fine bretelle de la robe qu’il arracha d’un geste brusque.
La frêle étoffe de tissu glissa le long de la poitrine jusqu’à la taille, laissant apparaître une plastique irréprochable.

« Et maintenant, tu vas voir ce que je vais te mettre »…..

Enivré par la puissance de ses hormones, il se jeta sur elle tel l’aigle fondant sur sa proie. L’assaut effréné fut si violent qu’ils en perdirent l’équilibre. Dans un vacarme assourdissant, ils chutèrent à travers une série d’étagères emplies de boites en carton et de vêtements entassés pelle – mêle. Dans sa chute, il lui sembla même, l’espace d’une seconde, croiser le regard d’une autre femme placée là, tout près d’eux et ressemblant trait pour trait à sa nouvelle conquête.

Le choc violent de sa tête contre le parquet glacial lui fit réaliser qu’il venait de terminer sa course. Tout en se relevant, à moitié sonné, il entendit un prénom qu’il ne connaissait que trop bien venir du fond de la pièce ou il se trouvait : « Viviaaaaaaane, appelles les flics….. Y’a encore cette saloperie de pervers qui se branle sur les mannequins en vitrine ! ».

Par RACKAEL
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Vendredi 24 novembre 2006

« -Police Municipale, vous venez de faire un excès de vitesse………. Vos papiers s’il vous plait ! »

Une petite contrariété ne pouvait décemment pas ternir une si belle journée.
Charles Darrow fouillait tranquillement ses poches à la recherche de son portefeuille tout en repensant à la multitude d’évènements qui avait rythmé sa matinée.

A peine passé le pas de sa porte ce matin, il avait trébuché sur une petite valise en cuir noir. Il l’inspecta rapidement et ne rencontra aucune résistance pour l’entrouvrir et constater qu’elle était emplie de billets de banque.
Fort de sa nature de grand homme d’affaire, il s’empressa alors d’aller conclure un contrat qui lui tenait à cœur depuis longtemps…….. L’achat d’une charmante petite maison aux murs verts, Rue Lecourbe, au cœur du 15° arrondissement.
En suivant, il voulu faire profiter de sa bonne étoile à son entourage. Son ami d’enfance purgeait depuis quelques temps une peine de prison pour de petits délits financiers qui avaient fini par avoir raison de sa liberté.
Charles se sentait un devoir le sortir de là sachant qu’il y a peu, ce dernier n’avait pas hésité à offrir une coquette somme d’argent pour son anniversaire. Quelques formalités d’une simplicité déconcertante suffirent à débloquer la situation.

Cela étant réglé, il sortit pour se diriger vers son véhicule, garé à l’extrémité du parking du pénitencier. A chacune des deux entrées étaient plantés des panneaux de stationnement gratuit.
« - Encore heureux, il ne manquerait plus qu’ ça tiens.... Payer pour aller en taule ! ». Tout en pouffant en pensant à cette idée, ses yeux s’arrêtèrent sur un énorme objet sombre déposé devant sa portière.
Il s’en rapprocha jusqu’à discerner une valise en cuir noir, bien plus imposante que la première.

« - Monsieur ?.............. Vos papiers s’il vous plait !!
-Où Diable ais-je mis ce portefeuille ? », pensa- il à voix haute.

Le policier ne perdait rien de son immobilité pendant que l’interpellé s’employait à fouiller une à une chacune de ses poches.

La découverte de cette seconde valise le laissa perplexe. Comme la première fois, elle n’était pas cadenassée. Il en perdit son souffle lorsqu’il eu la confirmation qu’elle contenait elle aussi une somme indécente de billets de banque.
Ce « don du ciel » lui fit revoir ses ambitions à la hausse ! Il prit immédiatement les rendez-vous nécessaires pour valider l’acquisition d’un petit groupe de maisons de quartier vouées à la destruction. Son vieux projet verrai enfin le jour une fois les quatre bicoques rasées…. Construire un superbe hôtel aux murs rouge vif.

Il avait choisi le cadre d’un petit restaurant asiatique pour fêter cette soudaine réussite. C’est à cause de ces quelques verres de trop qu’il avait certainement oublié ses papiers sur la banquette.

« -Monsieur, veuillez sortir de votre véhicule, nous allons procéder à un test d’alcoolémie !
- Ecoutez m’sieur l’agent…
- Nom et prénoms s’il vous plait ? »

Pour ne pas envenimer la situation, il s’exécuta. Tout en ouvrant la portière de sa voiture, il donna les renseignements au représentant des forces de l’ordre. Celui-ci griffonna sur un bout de papier, ordonna à son subalterne de procéder au test puis se dirigea vers son véhicule garé sur le bas côté.
Pendant que Charles s’employait nerveusement à faire rentrer quelques grammes d’air à l’intérieur du ballon, l’agent ressortit de la voiture avec une mine sévère.
« - Hum, hum….. Mr Charles Darrow, tenez, c’est pour vous ! »

L’agent tenait dans la main quelques cartes blanches bariolées de couleurs vives. Sur chacune d’entre elles était inscrit un petit texte : Case départ touchez 20.000, Maison rue Lecourbe, Chance c’est votre anniversaire chaque joueur doit vous donner 1.000, vous êtes libéré de prison, parc gratuit, hôtel Avenue Matignon, Chance Amende pour excès de vitesse, Chance conduite en état d’ivresse, Allez en prison si vous passez par la case départ ne touchez pas 20.000.

C’est en lisant la dernière carte qu’il compris que la vie ne tenait qu’à un coup de dés.

 

 

Par RACKAEL
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Mardi 26 décembre 2006

« Ne pleures pas p’tit gars, je dois partir maintenant ! »
Il observait ce petit bonhomme qui le regardait avec tristesse. Il n’était pas son fils, mais c’était tout comme.
C’est au cours d’une de ces « mise en scène pour le grand départ » qu’il l’avait croisé recroquevillé sur lui-même, dans un recoin où nul ne lui portait attention. Il avait finalement trouvé une échappatoire à ce génocide qu’on faisait subir à son peuple …… survivre par les yeux de ce petit bonhomme.
« J’aimerai tellement venir avec toi tu sais, j’ai beaucoup peur quand je suis tout seul, et après je vais beaucoup pleuré.
- Tu sais bien qu’ils ne font partir que « les mâles adultes » comme ils disent, je ne peux pas t’emmener avec moi.
- S’il te plait, je serais sage tu sais.
Cette conversation lui tordait les entrailles, il ne pouvait décemment pas lui dire que la prochaine simulation serait certainement la dernière. Il l’avait compris car d’habitude, ils les faisaient rentrer dans cette fosse avec leurs vêtements, enchevêtrés les uns sur les autres. Et quand l’humiliation de la situation apportait assez de satisfaction à leurs geôliers, ils les faisaient ressortir en file indienne. Cette fois-ci, c’était différent, on leur avait sommé de se dévêtir avant de descendre.
« Ecoutes fiston, écoute moi bien », le petit bonhomme se tenait là, dressé fièrement devant lui, écoutant les derniers conseils de celui qui lui était si cher, «  Caches-toi, ne sors que quand tu n’as pas le choix, et surtout, évites cette maudite fosse, elle ne nous apporte que le malheur d’un grand départ sans jamais de retour ».
Il terminait tout juste sa phase que déjà il se faisait emporter par le flot humain qui avançait vers cette sordide destinée.
Il tenta de crier un dernier « Adieu » à ce fragile petit être, mais un de ses gardiens le rappela vite à l’ordre : « Hé, hé, hé, tu lui as dis à ton fiston que c’est le prochain sur la liste ? »
La colère monta en lui, mais comme les autres fois, il ne dit rien, que pouvait-il y faire, certains peuples naissent opprimés.
Son maton rajouta : »
- Je te demanderai bien de me raconter ce qu’il y a dans la lumière au bout du tunnel, mais j’ai bien peur que tu ne puisses jamais m’en reparler. »
Ce fût les derniers mots qu’il entendît de sa part.
Ils étaient tous nus comme des vers, entassés sans état d’âmes dans cette fosse. Dans la pénombre, il entendait chuchoter les craintes des autres, qui commençaient déjà à être écrasés à ne plus pouvoir respirer. Il perdît peu à peu sa lucidité, il avait du mal à analyser combien ils pouvaient être là- dedans…… Des centaines….. Des milliers….. Peut-être plus !
La pression devenait de plus en plus insupportable, lorsqu’elle cessa complètement. Il eu soudain la sensation d’être attiré à toute vitesse dans un long tunnel sombre. Il ne discernait qu’un petit point lumineux au loin, qui grandissait au fur et à mesure qu’il avançait. La lumière grandissante clignotait étrangement à intervalles réguliers. Il regarda autour de lui et s’aperçut qu’il n’était pas seul à remonter ce tunnel interminable. Tout près de lui, accompagnant son ascension, un de ses semblables lui dit avec un sourire d’encouragement :
« Tu te souviens hein ? Le premier qui rentre dans l’ovule a gagné !!! ».

Par RACKAEL
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Mercredi 31 janvier 2007

REDEMPTION ? ? ?

Voila maintenant deux bonnes heures que Gustave Landru patientait dans sa voiture en scrutant au loin l’entrée d’un petit lotissement privé situé à l’entrée du village. L’hiver avait déjà envahit cette petite bourgade normande recouvrant de neige la quasi-totalité du paysage.

 

Gustave Landru s’employait à agiter frénétiquement ses articulations pour ne pas s’engourdir. Toutes les cinq minutes, il entrouvrait la vitre de son véhicule pour désembuer l’intérieur du pare-brise.

 

Il était là, transit de froid, à guetter la sortie de Bernadette Cageau qui se faisait étonnement désirer. Cette petite mamie de 72 ans révolus, était habituellement d’une précision de métronome avec son planning. Tous les jours à 8h25, elle sortait de chez elle accompagnée de  Yota, son petit caniche blanc, et restait plantée pendant dix bonnes minutes devant le pas de sa porte avant de traverser….. « au cas ou un véhicule déboulerait à toute allure, disait-elle, ça me laisse le temps de le voir venir », ce qui était absurde bien sûr puisqu’il ne passait jamais personne.

 

8h50…. « Mais qu’est-ce qu’elle fout cette vieille peau ? » marmonnait-il. Les dents serrées, les lèvres bleues, il se demandait pourquoi il s’y était pris autant à l’avance. Mais il mettait un point d’honneur à ne surtout pas rater ce coup là. Depuis tôt ce matin, il n’avait pas arrêté une minute. Pour commencer, il avait surpris le boucher à l’ouverture de son commerce. Il était arrivé silencieusement derrière lui, et, avec une facilité déconcertante, lui avait enfoncé son couteau à cran d’arrêt dans le dos. Pour éviter que ce dernier n’ameute le voisinage, il lui avait maintenu  un chiffon trempé dans de  l’éther sur le visage, comme il l’avait vu faire dans des films. Ceci étant fait, il avait traversé la rue pour se rendre à la boulangerie d’en face.

Comme d’habitude Antoine Grosbar l’avait accueillit à bras ouvert. Après tout voilà 10 ans que Gustave Landru vivait à Bouville, forcément ça crée des liens. En guise de réponse, celui-ci lança dans la direction du boulanger une petite machette récupérée chez son ancien ami le boucher. L’arme se planta au beau milieu du torse du pauvre commerçant qui ne pu émettre un seul bruit, le souffle coupé par la brutalité de l’impact, il s’effondra au sol. Sachant que Yvonne, la femme du boulanger se trouvait certainement à l’étage dans sa chambre, il grimpa les marches de l’escalier deux par deux avant d’ouvrir brutalement la porte. Comme prévu, il y trouva sa future victime qu’il prit soin de violer avant de la découper en petits morceaux. Il n’était pas un grand habitué de la pratique, mais s’en sortit plutôt bien. Et ainsi de suite, jusqu’à environ 7h00 du matin, il s’était employé à commettre tous les crimes et larcins qu’il lui était possible.

 

Il se doutait bien qu’au levé du jour, les quelques habitants qui avaient survécu à sa frénésie alerteraient immédiatement les forces de l’ordre. Il ne lui restait donc que très peu de temps pour accomplir son dernier méfait.

Noyé dans ses pensées, il s’aperçu que Bernadette Cageau était devant le pas de sa porte, il ne l’avait pas vu sortir. Il savait qu’elle allait rester là quelques minutes. Souvent il lui avait proposé de l’aider à traverser la route et elle avait systématiquement refusé l’invitation avec une extrême gentillesse.

Il mis en marche sa petite berline et commença à faire vrombir le moteur de son véhicule. Au loin, Bernadette entama la descente du trottoir et avançait péniblement vers l’autre côté de la rue. Gustave Landru écrasa la pédale d’accélérateur, l’auto commença d’abord à patiner sur le verglas avant que les pneus ne finissent par accrocher le bitume. Il fonça à toute allure droit vers la vieille dame. Sans aucune hésitation, il percuta de plein fouet la mamie, qui vola dans les airs l’espace de quelques secondes, avant de retomber dans la neige. Gustave Landru freina brutalement, jeta un coup d’œil dans son rétroviseur et vis que cette gentille Bernadette bougeait encore. Il passa donc la marche arrière et roula sur sa victime qui baignait désormais dans une marre de sang.

 

Au loin, les sirènes de police retentissaient déjà. Non sans une grande satisfaction, Gustave Landru sortit de la voiture pour les attendre. Comme il l’avait prévu, dès de la première sommation des policiers, il dégaina sa machette et les policiers firent feu, le criblant de balles de tous côtés.

.

.

C’était la seconde fois que Gustave Landru se retrouvait devant le grand portail rouge vif de l’entrée des enfers. Son dernier passage datait seulement de la veille, il venait de se faire refuser l’entrée du Paradis car il n’avait pas eu assez de point de «  bonne conduite » et avait été envoyé ici. Les diablotins à l’entrée lui avaient expliqué que pour accéder à la luxure des enfers, il devait se racheter une mauvaise conduite sur terre et gagner un nombre de points équivalent à ceux qu’il avait recueillit pour aller au Paradis, sinon, c’était le purgatoire. En somme une rédemption inversée dont le mal était son seul salut !

« Alors, voyons voir un peu ton dossier….. », le diablotin feuilletait un épais bouquin noir ou était inscrit  sur la face avant « Gustave Landru » en caractères de feu.

«  Dis donc, t’as pas mal cartonné toi, pourtant t’étais assez mal barré hier ? 

-         Mmmmh merci.

-         Mais dis moi Gustave la ptite vieille n’était pas sur la liste ? T’as cru pouvoir te payer un p’tit supplément, mais ça te rapportera rien de plus, elle était prévu pour la semaine prochaine de toutes façons !

-         C’était personnel !

-         Ok, pour moi c’est bon, tu peux rentrer. »

 

Gustave Landru pénétra à l’intérieur de l’enceinte, comme de rigueur dans certaines prisons, un badaud s’avança en lui demandant : 

« - Alors, t’as raté le Paradis de combien ?

-         Il me manquait ½ point !

-         ½ point ?? Ouah les boules, tu faisais traverser la route à une p’tite vieille et t’étais bon !

-         Ouais, ouais, je sais, c’est ce que m’a dit St Pierre quand il m’a refusé l’entrée ! »

 

 

 

 

Par RACKAEL
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Dimanche 25 mars 2007

2 à 1

 

  « - Mais vas-y bordel, passes lui ce putain de ballon !! ».

 Nadine, enfoncée dans son fauteuil, observait du coin de l’œil son mari.

Paul, en bon fan du PSG ne manquait jamais une occasion d’organiser une soirée foot avec ses amis. Cette fois-ci c’est avec Eric, son meilleur ami, qu’il avait décidé de s’égosiller devant le téléviseur.

 « - Mais qu’il est con ce mec….. Qu’il est con…. Pourquoi qu’il passe pas le ballon bordel ! ».

Elle allait l’inviter à se calmer et à se rasseoir, mais elle savait bien que c’était peine perdue, pendant ces séances de « spiritisme », l’esprit de son mari était totalement absorbé et elle n’existait plus !

Elle profitait de la passion débordante de son mari pour ce sport, pour détailler Eric en toute tranquillité. Il se tenait en face d’elle, assis dans un fauteuil identique et scrutait le match avec grand intérêt. C’était un très bel homme, bien bâtit, mais lamentablement attifé dans un survêtement de marque qui ne mettait bien évidement pas du tout son charme en valeur.

D’un geste involontaire, leurs regards se croisèrent. Eric n’en tint pas compte et se replongea aussi sec au cœur de la ferveur du match. Ce petit événement éveilla en elle une étrange envie de jouer. Elle connaissait bien l’étendue de ses charmes et quelque chose lui disait qu’il ne résisterait pas longtemps à quelques signaux discrets.

Délicatement, elle entrouvrit le vieux peignoir bleu tout effiloché qui la recouvrait et laissa apparaître une superbe nuisette de satin noir. Les yeux d’Eric firent un second passage éclair, d’abord à hauteur des genoux de Nadine, en remontant rapidement jusqu’à son regard qu’il croisa à nouveau avant de forcer sa tête à regarder l’écran.

Une douce chaleur commençait à s’étendre dans son bas ventre et l’amusement de l’exercice faisait lentement place à une douce excitation.

Elle écarta encore le haut du peignoir et laissa apparaître cette fois-ci une partie du décolleté de son déshabillé.

Le regard d’Eric faisait des allers-retours incessants entre le match et la nouvelle attraction visuelle qui s’offrait à ses yeux.

Nadine sentit de la gêne dans l’attitude de la victime de son petit jeu.  

« - Oui…OUI……OUUUIIIII ………… BUUUUUUUUUUUUUUT ! » 

 

Paul et Eric bondirent de joie devant l’écran en sautant frénétiquement dans tous les sens et se mirent à chanter le refrain habituel : 

 

«  - Marseille…. Marseille…… ON T’ENCULE ! » 

 

Eric ne faisait plus attention à elle, ce qui la frustra au plus au point. Le gougeât, pensa-t-elle, comment ose t-il ? 

 

Connaissant le penchant de son mari pour les expériences de couples très particulières, elle n’hésita pas une minutes à se glisser entre les jambes de son homme qui venait de reprendre place dans son fauteuil. Elle s’agenouillât devant lui et commença à caresser son entre jambe en glissant une main sous son short. 

 

« - Ah non Nadine….. Pas maintenant hein ! C’est pas le moment pour ça ! »  

« - Regardes ton match et t’occupes pas du reste mon chérie » lui lança t-elle en jetant un coup d’œil du côté de Eric qui ne regardait plus du tout le match. 

 

D’une main ferme, elle saisit le sexe de son partenaire et le libéra de l’étreinte de ses vêtements disgracieux. Bien qu’absorbé ailleurs, la virilité de Paul n’en laissait rien paraître. Il était capable de tenir une belle érection tout en ne perdant pas une miette de son match. Nadine regardait Eric droit dans les yeux tout en parcourant du bout de la langue son nouveau jouet. Eric ne parvenait plus à décrocher le regard de ce spectacle, son survêtement se déforma et fît apparaître une protubérance qui n’avait rien à envier à celle de Paul. 

 

« - Pffffff, t’es insupportable Nadine ! Bon ben dépêches toi alors ! » 

 

Nadine était amusée par l’air abasourdit de son invité, elle continua néanmoins à mordiller le sexe de son mari en le masturbant avec habileté. Elle voyait au regard d’Eric qu’il aurait préféré la voir s’activer sur lui. 

 

«  Tu as envie que je te fasse pareil ? » lui demanda-t-elle avec un regard vicieux.    

Eric tenta de balbutier quelques mots, mais rien de compréhensible ne sortit, il regarda Paul d’un air interrogateur. 

 

«  Ben vas-y, profites en, c’est elle qui te le demande ! » . 

 

Eric resta figé dans son fauteuil. 

 

Nadine, se concentra sur ce qu’elle était entrain de faire et s’employa à faire venir rapidement son partenaire. Elle accéléra les mouvements de vas et viens, Paul poussaient de petits gémissements de plaisir, Eric était paralysé par la situation inattendue. 

 

Les gémissements de son mari se changèrent rapidement en râles de plaisir lorsqu’il atteint le paroxysme de la jouissance en inondant la gorge de sa femme de son liquide séminal…… Nadine n’en perdit pas une goutte. 

 

Elle se releva pour aller se rafraîchir. Avant de passer le pas de la porte, elle jeta un dernier coup d’œil à la pièce. 

 

« BUUUUUUUUUUUUUT ! » hurla Paul en sautant partout dans la pièce……. Eric était resté assis.

 

 

 

 

 

 

 

Par RACKAEL
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Mardi 17 juillet 2007

Des gens comme vous et moi !

PAN !!!!

Jean_Paul Descours partit comme une fusée scotchant les autres coureurs sur la ligne de départ. Il jeta un coup d’œil rapide derrière lui pour s’assurer de sa performance et s’étonna lui-même de la lenteur à laquelle les marathoniens avaient débuté leur course.

Trois ans…… voilà trois ans qu’il attendait ce moment.

Jean-Paul courait en professionnel depuis plusieurs années maintenant, il avait gravit les échelons de la discipline avec beaucoup de mal dans les premières années. Il lui avait fallut quelques temps pour comprendre que la course à pieds, ça n’est pas que de l’endurance et de la discipline, mais qu’il fallait se servir de sa tête.

 

 

Sa première course, il l’avait gagné en faisant un croc en jambe au leader quelques mètres avant l’arrivée. Un geste malheureux qui fut considéré comme un accident aux yeux de tout le monde. Il se souvient encore que son esprit était plus absorbé par l’événement en lui-même que par la récompense qu’il reçu lors de la remise des médailles.  Le même genre d’incident se produisit à plusieurs reprises durant les courses suivantes, perte d’équilibre des concurrents, chutes inexplicables, poussière dans les yeux arrivée d’on ne sait où….

Jean-Paul pouffait de rire en y repensant, il avait fait cela avec tellement d’adresse que personne ne se doutait qu’il était le responsable de ces accidents.

 Il observa à nouveau ses concurrents. Ces derniers couraient à quelques mètres derrière lui sans chercher à le dépasser, leurs regards laissaient paraître un mélange de crainte et de respect lui semblait-il, c’est sans doute sa réputation qui le rattrapait. Une douleur lancinante le tiraillait depuis le départ de la course, sans doute une mauvaise préparation.

Il y a trois ans de cela, le niveau de Jean Paul était à son apogée. Il était connu par tous comme étant l’adversaire à ne surtout pas provoquer. Ses dernières manigances avaient fait grand bruit dans la profession, il avait même évité la prison….. faute de preuves... Un empoisonnement collectif dont il était très fier et dont l’élaboration lui avait demandé beaucoup d’énergie.

L’avancée vers la ligne d’arrivée se passait plutôt bien, les coureurs étaient toujours parqués derrière lui sans osé se rapprocher, le respect faisait place peu à peu à l’admiration et le public hurlait son nom depuis quelques kilomètres….. quelle consécration. Il souffrait de plus en plus des vieilles blessures de son accident.

C’était il y a trois ans, une de ses victimes lui avait joué un mauvais tour, il avait foncé sur lui au volant de son coupé sport et l’avait envoyé valdinguer à deux mètres du sol….

 Trois ans d’hospitalisation et de rééducation pour se remettre de cette honteuse tentative de meurtre… comment avait-il osé ?...

Encore une dizaine de mètres avant l’arrivée. La foule était en transe et chantonnait un air où son nom revenait comme celui d’un héros. Il faillit s’écrouler quelques pas avant la ligne blanche mais ses concurrents le saisirent par les bras et l’aidèrent à accomplir la distance qui le séparait de la victoire….

Les spectateurs l’acclamèrent comme jamais, les coureurs étaient en contemplation devant une telle volonté.

Après quelques heures de liesse, Jean-Paul Descours laissait ruisseler l’eau de la douche sur sa peau, le bas de son corps lui faisaient horriblement mal, il avait le regard triste, le visage blême. Il alla s’asseoir près de son vestiaire en réalisant qu’il venait de faire sa dernière course en tant qu’être normalement constitué.

« Désormais ma place est aux Handi-sport » se dit-il en retirant ses nouvelles prothèses en carbone.

 

Par RACKAEL
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